Les lois , dans un pays démocratique comme le nôtre, sont votées par le peuple et sont donc considérées comme admises par tout le monde dès lors qu'elles "entrent en force", comme le veut le terme consacré.
Mais, car il y a un mais, cette loi, qui doit être respectée, nous montre quelques fois ses limites et ses failles, tant il est vrai que, comme la cruche, c'est à l'usage que l'on en voit l'effet et ses dérives possibles!
Le cas de Bienne et de "son forcené": la loi est appliquée pour un cas de vente forcée de la partie d'immeuble occupée par son propriétaire. Fait banal, au demeurant, qui tourne vite à l'aigre. La situation s'envenime, la tension monte! L'incompréhension mutuelle, générée par des sentiments très divers, fait apparaître un conflit qui était prévisible. Certes, on ne peut demander à la loi d'avoir de l'empathie en pareil cas, mais tout de même!
On est en droit d'attendre de la part des exécutants de cette Loi une appréciation de la situation qui doit tenir compte du "facteur humain". Car, au-delà d'une décision de justice ou d'une application d'une loi impliquant une personne physique, IL FAUT prendre en considération ses conséquences et ses implications prévisibles. Or, visiblement, rien n'a été fait et entrepris dans ce domaine-là tout particulièrement.
Le résultat: cela a coûté des millions au contribuable en interventions de toutes sortes, alors qu'il eût été bien plus simple de mettre en place une aide à la personne par des spécialistes de ce genre de problème et ne pas laisser simplement le soin ( la collectivité, dans ces cas-là, s'en lave les mains!) à des fonctionnaires "d'exécuter" leur client !
Car, c'est toujours ce qui arrive, au sens propre comme au sens figuré, dans tous les cas où l'humanisme disparaît sous la couche des lois applicables et appliquées!
Le cas de Genève et de son pendu: un autre rayon, celui des assurances sociales et de leurs contours souvent très discutables. D'après nos sources proches du dossier, il apparaît que le mobile de cet acte doive trouver sa racine dans une question relative à des différends suite à une pension supprimée!
Et là, de nouveau une fois de plus, il semblerait que l'humanisme et surtout le bon sens aient fait défaut: il aurait fallu que l'on encadrât ce cas d'une manière appropriée, ce qui n'a pas été visiblement pas été fait puisque la "réclamation" s'est terminée comme l'on sait !
Nous savons que la Justice est aveugle, mais demandons aux "exécuteurs" de nos Lois, toutefois, un peu plus d'humanisme!
Histoire de ne pas laisser l'illusion qu'ils laissent des gens "seulement" au bord du chemin de la vie, alors que ces derniers ont été précipités dans le fossé !!!
Achille Tendon